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Renaissance
du Tao
Etymologie
"re-nê-san-s" signifie le renaissant... vu ici comme
une seconde ou nouvelle naissance de la conscience. C’est ainsi que la décrit Friedrich
Nietzsche dans son livre "Ainsi parlait Zarathushtra". L’auteur décrit trois niveaux
successifs, celui du chameau, du lion et de l’enfant. Le chameau
est somnolent, terne et auto-satisfait. Il vit d’illusions, s’imaginant être
une montagne. Mais en réalité l’opinion d’autrui compte tellement pour lui
qu’il n’a quasiment pas d’énergie personnelle. Du chameau
émerge le lion. Lorsque nous comprenons que nous passons à côté de la vie, nous
commençons à dire non aux exigences d’autrui, nous tournons le dos à la foule,
solitaire et fier, clamant notre vérité. Mais cela n’est pas l’expression de la
plénitude. Finalement
apparaît l’enfant. Il n'est ni dominé, ni dominant, ni soumis, ni révolté, il est
innocent et spontané, fidèle à son cœur et conscient. Que vous
soyez triste, dépressif, apathique, rugissant ou rebelle, gardez à l’esprit que
cela évolue et donne naissance à une nouvelle réalité, si vous le voulez bien.
(Tarot Zen, Osho)

Que regardez-vous?
Où mettez-vous votre énergie? Êtes-vous capable de regarder au-delà de la
dualité?
Le Tao nous
enseigne à percevoir au-delà d’une dualité qui semble apparente. Le mal
et le
bien, le froid et le chaud paraissent contraires et pourtant ils n'existent
pas
l’un sans l’autre.
Comment
faire l’expérience de la chaleur sans avoir la connaissance du froid? Du bonheur sans la
douleur? Il nous faut prendre conscience des phénomènes qui nous entoure. Apprendre
à voir le monde avec une vision plus globale. Ce que nous nourrissons,
nous le créons dans notre réalité.
"Il y avait
quelque chose d'indéterminé avant la naissance de l'univers. Ce quelque
chose est muet et vide. Il est
indépendant et inaltérable. Il circule
partout sans se lasser jamais. Ne
connaissant pas son nom, je le dénomme "Tao". L'homme
imite la terre. La terre
imite le ciel. Le ciel
imite le Tao. Le Tao n'a
d'autre modèle que lui-même."
Tao të king,
Lao Tsu
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